Plaintes contre la police de Leuven dans ‘De Standaard’

De Standaard consacre aujourd’hui un article aux nombreuses plaintes déposées par des couples contre l’inspecteur responsable des enquêtes sur les supposés « mariages de complaisance » (ou « mariages blancs ») dans la zone de police de Louvain. On y décrit des investigations « brutales » où les couples sont interrogés sur des détails absurdes (la date de validité du passeport de leur conjoint) et sont traités comme de présumés coupables. Notre traduction de l’article ci-dessous, suivie de la version originale en néerlandais.

La Police de Louvain, trop dure dans ses enquêtes sur les mariages de complaisance 

18 février 2016 | hsb

Ces derniers mois à Louvain (Leuven), au moins cinq plaintes ont été introduites contre l’inspecteur de police qui a en charge les enquêtes sur les « mariages de complaisance ».

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Didier et Dolma ont à présent l’intention de porter plainte.

Ces derniers jours, l’histoire d’amour entre Didier, qui est Belge, et Dolma, de nationalité tibétaine, a circulé sur les réseaux sociaux. Le couple voulait cohabiter légalement mais n’en a pas reçu l’autorisation parce que Dolma est en séjour illégal en Belgique.

Cela fait maintenant trois ans qu’ils sont embarqués dans les procédures. « Dolma est en Belgique depuis dix ans », explique Didier. « Lorsque je l’ai rencontré, il y a cinq ans, ce fut le coup de foudre. Mais deux ans plus tard, nous recevions un courrier indiquant qu’elle devait quitter le territoire belge. Nous voulons passer notre vie ensemble. C’est pourquoi nous avons introduit une demande pour pouvoir cohabiter légalement. Et c’est alors que l’horreur a commencé. »

Le couple a été auditionné par l’inspecteur de police qui a en charge toutes les enquêtes sur les « mariages de complaisance » à Louvain. « Nous étions surs de notre bon droit, mais dès la première minute, nous avons été traités de manière antipathique. À la place de nous poser des questions sur les voyages que nous avions faits ensemble, sur nos familles, nos amis ou le travail, on nous a interrogé sur des détails que nous n’aurions pas pu connaître. J’ai dû donner la date à laquelle Dolma avait reçu son dernier passeport et son permis de conduire. Je ne sais même pas à quelle date j’ai renouvelé mon propre passeport ! » explique Didier.

Pour la deuxième entrevue, il avait tout préparé jusqu’au moindre détail. « Et là, on m’a dit que j’étais trop bien préparé, et que cela devait donc forcément être un mariage de complaisance. »

Aucune chance

L’histoire de Didier et de Dolma n’est assurément pas un cas isolé. Plusieurs avocats plaidant régulièrement à Louvain dans des affaires de droit des étrangers confirment qu’eux aussi sont choqués par les récits qu’ils entendent. « Avant, les enquêtes se passaient sereinement. Mais de plus en plus souvent, nos clients reviennent fortement secoués de leur audition par la police », déclare un avocat. « À l’heure actuelle, des plaintes sont systématiquement déposées alléguant de traitements brutaux. L’inspecteur part du principe qu’il s’agit d’un mariage de complaisance et traite ainsi nos clients comme des criminels. Ils n’ont aucune chance.

Les avocats fournissent des récits indépendants et concordants selon lesquels les couples feraient l’objet de menaces et d’intimidation avant même que l’entretien ne commence. « Un tel interrogatoire se doit d’être approfondi, d’accord. Mais menacer la personne d’une détention en cellule dès le départ n’est certainement pas nécessaire. La privation de liberté ne peut d’ailleurs être décidée que par l’Office des Étrangers. »

Un avocat estime que les enquêtes à Louvain atteignent actuellement des sommets de dureté et de brutalité, jamais vus jusqu’ici dans les autres villes. Selon les avocats, beaucoup de couples ne portent pourtant pas plainte. Didier et Dolma n’ont pas encore introduit de plainte, mais ils en ont à présent l’intention.

 

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VOORBIJE MAANDEN AL VERSCHILLENDE KLACHTEN INGEDIEND NA ‘BRUTAAL’ ONDERZOEK

Politie Leuven te hard inzake schijnhuwelijken
18 FEBRUARI 2016 | hsb

De voorbije maanden zijn in Leuven minstens vijf klachten ingediend tegen de politie-inspecteur die onderzoek voert naar schijnhuwelijken.

De voorbije dagen circuleerde op sociale media het liefdesverhaal van Leuvenaar Didier en de Tibetaanse Dolma. Het koppel wil wettelijk gaan samenwonen, maar krijgt daar geen toestemming voor, omdat Dolma illegaal in het land verblijft. Al drie jaar zijn ze verwikkeld in rechtszaken. “Dolma is nu tien jaar in België”, zegt Didier. “Toen ik haar vijf jaar geleden leerde kennen, was het liefde op het eerste zicht. Maar twee jaar later kreeg ze plots een brief dat ze het land uit moest. We willen samen ons leven doorbrengen. Daarom hebben we een aanvraag ingediend om wettelijk te kunnen samenwonen. En toen begon de horror.”

Het koppel moest op gesprek bij een politie-inspecteur die in Leuven alle zaken rond schijnhuwelijken behandelt. “We waren zeker van onze zaak, maar vanaf de eerste minuut werden we onvriendelijk behandeld. In plaats van vragen te stellen over onze reizen samen, onze families, vrienden of werk, werden we ondervraagd over details die we nooit van elkaar konden weten. Ik moest de datum geven waarop Dolma haar recentste paspoort en haar rijbewijs had gekregen. Ik weet niet eens op welke datum ik mijn eigen paspoort voor het laatst heb vernieuwd”, zegt Didier.

Bij een tweede zitting had hij zich tot in detail voorbereid. “En toen kreeg ik te horen dat ik te goed was voorbereid, dus dat het wel een schijnhuwelijk moest zijn.”

Geen kans

Het verhaal van Didier en Dolma is zeker geen alleenstaand geval. Verschillende advocaten die regelmatig zaken pleiten in Leuven inzake vreemdelingenrecht, bevestigen dat ook zij gechoqueerd zijn door de verhalen die ze horen. “Vroeger verliepen dergelijke onderzoeken heel sereen, maar steeds vaker komen onze klanten zwaar geïntimideerd terug van hun gesprek met de politie”, zegt een advocaat. “Tegenwoordig hebben ze eigenlijk systematisch klachten over de brutale behandeling. De inspecteur gaat er blijkbaar standaard van uit dat het om een schijnhuwelijk gaat, en behandelt onze cliënten ook zo. Ze krijgen zelfs geen kans.”

Vreemdelingenzaken

Los van elkaar spreken de advocaten van dreigementen en intimidatie, nog voor de ondervraging zelfs maar begonnen is. “Zo’n ondervraging moet grondig gebeuren, akkoord. Maar al vooraf dreigen met opsluiting in de cel is nergens voor nodig. Bovendien kan alleen de dienst vreemdelingenzaken over opsluiting beslissen.” Eén advocaat meent dat men in geen enkele andere stad zo hard en brutaal onderzoek voert als in Leuven. Volgens de advocaten dient lang niet iedereen een klacht in. Ook Didier en Dolma dienden voorlopig geen klacht in, maar zijn dat nu wel van plan.

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